Historique et actions du Collectif Vivre à Berriat

 

2007 - PROJET de destruction de la Maison JOYA: création du collectif “SOS 38 Chorier – vivre à Berriat”

 

Mai 2007 : la Maison Joya promise à la destruction grâce à M. le Maire
Création du collectif pour le dépôt d’un recours qui va bloquer pendant un an le permis de construire accordé pour un immeuble de 85 logements + 700 m2 de bureaux + 26 places de stationnement en lieu et place de la Maison Joya.
La démolition-construction avait été rendue possible par le déclassement « inopiné » de la dite Maison dans le Plan Local d’Urbanisme (P.LU.) par le Maire et ce, après l’enquête publique et contre l’avis du commissaire enquêteur (octobre 2005). La densité, elle, avait été acquise par l’élargissement « impromptu » de plus d’1 m. de la rue d’Alembert juste en face du projet (les hauteurs de bâtiment sont déterminées par la largeur des rues).

Mars 2008 : à l’approche des élections, la mairie change de point de vue…
Devant les réactions des habitants et à l’approche des élections (mars 2008), la municipalité s’engage finalement à œuvrer pour conserver le bâtiment actuel, c’est-à-dire contre l’autorisation qu’elle avait elle-même donnée 2 ans auparavant…

Décembre 2009 : nouveau projet mais densité identique et plus aucun stationnement
Nouvelle proposition de projet avec conservation de la Maison (30 appts), construction d’une résidence étudiante le long de la piscine (55 appts) mais aucune place de stationnement. Cette nouvelle proposition est rendue possible par la vente par la Ville à un prix « plus que raisonnable » de bureaux (rue J. Chanrion) à la Fédération des Œuvres Laïques (propriétaire de la maison Joya), ce qui supprime la construction initialement prévue de 700 m2 de bureaux et permet de faire de croire que le promoteur « fait un effort » alors qu’il continue de construire la même surface commercialisable (85 appartements) et qu’il s’épargne la construction de 26 places de stationnement.

Mars-avril 2010: le collectif fait modifier le projet (2 étages en moins, 19 stationnements)
Après 4 samedis d’animations de rue avec de nombreux riverains et la signature de plus de 400 pétitions, le collectif finit, à son initiative, finit par rencontrer, les différents protagonistes de l’histoire (promoteur, vendeur), la Ville elle ne répond pas à nos courriers. Au terme des discussions, le promoteur réduit le nouveau bâtiment de 2 étages (- 11 appts) et s’engage à prendre une concession dite « longue durée » (20 ans) pour 19 places de stationnement dans le parking des Cèdres.

 

2010 - PROJETS GRETA : le collectif “SOS38” devient “Vivre à Berriat”

 

En Mai 2010, la ville a présenté les projets immobiliers qui sont prévus à la place des locaux du Greta (1 ensemble rue d’Alembert et 2 autres immeubles rue Raspail). L’adjoint à l’urbanisme indique que le déroulement prévu est d’abord l’ilot d’Alembert (promoteur ICP), puis un immeuble rue Raspail (promoteur ICP) et enfin le dernier sera celui de Grenoble Habitat.  Les différents habitants présents manifestent leur mécontentement sur de nombreux point en termes de gabarit, de type de projet (logement uniquement), problème de stationnement, … . L’adjoint à l’urbanisme indique qu’il y aura une nouvelle réunion pour éclaircir ces questions et présenter des projets plus détaillés (notamment pour le projet Grenoble Habitat) voire mis à jour.

En septembre 2010, à l’occasion des journées du Patrimoine, le collectif Vivre à Berriat a lancé une pétition au maire pour lui demander de ne pas signer les autorisations à démolir et à construire des locaux prochainement libéré par le GRETA (70 signatures en deux jours).

Hélas nous n’avons pu poursuivre cette initiative car la mairie a signé le premier permis de démolir et construire de la société ICP (31 logements), celui de l’îlot d’Alembert dès le 30 septembre.

En parallèle, courant septembre 2010, un membre du collectif prend contact avec la mairie pour savoir si le permis du 27/29 Raspail (promoteur ICP) est déposé. On lui indique que le permis est en cours d’instruction et que suite à la réunion de Mai 2010, le projet est revu à la baisse en termes de gabarit en passant le nombre de logement de 22 à 14 mais sans aucune autre précision (les réponses sont évasives lorsque l’on parle de hauteur du bâtiment). Nous verrons plus bas que cela était une supercherie.

Fin novembre 2010, le collectif a alors adressé un premier recours gracieux au Maire signé par 60 habitants sur les motifs et arguments d’opposition à ce projet. Nous souhaitons notamment que les locaux d'activité actuels soient conservés et re-utilisés. Vous pouvez consulter ce recours ici.

La mairie a ensuite signé la deuxième autorisation pour la société ICP (14 logements) concernant un entrepôt de 700 m2, classé B au patrimoine par le PLU, au 27/29 rue Raspail. A la lecture de ce dossier, la surprise est totale : le gabarit du bâtiment n’a pas bougé d’un iota, correspondant bien à celui de la maquette et au maximum de ce qu’il est possible de construire par rapport aux règles d’urbanisme. Simplement, la surface des 22 logements soi-disant initialement prévus est redistribuée sur 14 logements. On se demande d’ailleurs comment ils auraient pu construire les parkings nécessaires à 22 logements …

En janvier 2011, nous avons alors adressé au Maire un second recours gracieux avec 30 signataires. Ce batiment classé au patrimoine de la ville est en bon état et permet une ré-utilisation dans le cadre d'une opération de locaux d'activité ou de logement ou les deux. Document consultable ici.

En février, malgré notre recours gracieux sur le permis de démolir des bâtis situés à l’angle des rues Raspail et Traverses des iles, la société Grenoble Habitat procède à la démolition. A la réunion de mai 2010, il nous avait été affirmé que ce projet serait le dernier des trois à être mis en œuvre.

Les autres recours gracieux sont rejetés par l’adjoint à l’urbanisme. Réponse à l'ilot d'alembert ici et réponse au 27/29 Raspail ici.

Au printemps 2011, nous avons déposé deux requêtes au tribunal administratif pour demander l’annulation des permis délivrés à la société ICP, avec 22 puis 26 mandataires à notre avocat. Ces requêtes contiennent de nombreux éléments d’analyses des permis, réalisées par des membres de notre collectif (plusieurs dizaines d’heures). Vous pouvez consulter la requète au Tribunal Administratif pour l'ilot d'Alembert ici. Celle concernant le 27/29 Raspail est disponible ici.

En mars 2011, la ville a accordé l’autorisation de construire à la société Grenoble Habitat pour la réalisation de 17 logements au 20 ter Raspail. Ce projet avait été présenté un an avant sous forme d’esquisse, mais aucune nouvelle réunion n’a été proposée alors que cela était convenu. Ce projet dépasse allégrement les gabarits autorisé par le PLU et ne s'insert pas du tout dans l'environnement actuel.

Les 13 et 14 mai 2011, notre collectif a tenu une exposition – rencontre avec les habitants. Plus cent visites en deux jours, et 84 signatures pour un recours gracieux au Maire sur le projet de Grenoble Habitat, contenant les remarques des habitants sur la hauteur et la forme de l’immeuble, les problèmes spécifiques de circulation dans la traverse des îles. Le recours gracieux est disponible ici et Les panneaux de l'expositions sont téléchargeables ici.

Nous sommes aussi aller distribuer à l'entrée du conseil municipal du 20 Juin 2011 le tract suivant (lien) avec un petit dossier (ici) pour sensibiliser les membres du conseil municipal à notre démarche. 

Le collectif a tenu aussi fin Juin 2011 un stand à la fête de l’union de quartier place Saint-Bruno pour informer les habitants sur ces projets immobilier en cours, présenter notre but et faire des propositions alternatives. Il est à noter que Pascal Garcia de la mairie de Grenoble nous indique très désagréablement que nous n’avions rien à faire ici, allant jusqu’à s’en offusquer à la présidence de l’union de quartier. Lorsque le maire fera le tour de la fête, M. Garcia le tirera par le bras pour qu’il ne vienne pas sur notre stand. Vous pouvez consulter les panneaux d'information fait pour l'occasion ici.

En juillet 2011, la société Grenoble Habitat lance les procédures d’appels d’offres pour travaux, alors que la Ville n’a pas encore répondu au recours gracieux.

Puis quelques jours après la mairie rejette tous les arguments ce recours gracieux, informant seulement du dépôt d’un permis modificatif sur l’un des points litigieux de la première autorisation. Le document est consultable ici.

Debut Septembre 2011, le collectif dépose un recours au Tribunal Administratif pour l'annulation du permis de contruire de Grenoble Habitat. Document disponible bientot ici (lien à venir).

En septembre 2011, la Mairie délivre un permis modificatif à la société ICP pour l’opération de l’ilôt d’Alembert. Celui réduit de 4 le nombre de logements (les logements sociaux passe de 8 à 5 !), mais la surface utile est pratiquement la même.

Deux autres permis modificatifs sont à l’instruction au service urbanisme pour l’opération ICP du 27/29 rue Raspail et celle de Grenoble Habitat angle Raspail/ Traverses des îles, qui seront probablement délivrés dans les prochains jours. Nous ne manquerons pas d'analyser ces permis modificatifs s'ils sont accordés.

Début octobre 2011, le collectif adresse au Maire deux courriers pour demander la suspension des autorisations à ICP (sur l'ilot d'Alembert notamment car au moins un batiment voisin a des problème d'eau en sous-sol suite aux constructions récente, nous reviendrons sur ce point dans un prochain article) disponible ici et Grenoble Habitat disponible ici.

Le 25 octobre, le collectif Vivre à Berriat est invité par le CCS 1 à venir présenter sa démarche, ses objectifs et ses demandes. Nous espérons enfin avoir une première réunion de discussion et de travail sur ces projets.

Nos recours aux tribunal courent toujours, A trés bientôt pour de nouvelles informations …