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Communiqué de presse du 18 mars 2016

 

« De mal en pis »

ou réponse à Marie-José Salat.

« C’est pire qu’avant » ce propos assumé était tenu par un membre de l’association « Vivre à Grenoble » lors d’une conférence de presse du 19 février 2016 relative aux projets d’urbanisme de la Ville dont celui de l’Esplanade. Une expression qui donnait la mesure du dépit ressenti par les habitants après les attentes qu’avaient fait naître l’arrivée d’une nouvelle majorité municipale en 2014.
C’est presque devenu un lieu commun de constater que certains élus tordent le cou à la réalité, travestissent sans scrupule certains discours à des fins politiciennes, allant parfois jusqu’au mensonge.
C’est ainsi qu’à l’occasion du conseil municipal du 29 février 2016, « c’est pire qu’avant » est devenu « c’était mieux avant » dans la bouche de Marie‑José Salat du groupe d’opposition Rassemblement de Gauche et de Progrès (PS et alliés) dans une déclaration fourre-tout sur la démocratie locale.

On rappellera si nécessaire à cette élue que « Vivre à Grenoble » est née du regroupement de nombreux collectifs d’habitants (Esplanade, Berriat, Ile Verte, Flaubert, Eaux-Claires, Villeneuve) qui se sont constitués pour lutter contre la politique d’urbanisme débridée au service de la promotion immobilière privée menée par la municipalité Destot dont Marie‑José Salat était l’adjointe. Là en l’occurrence le « mieux » revendiqué par les élu(e)s était l’ennemi du « bien » voulu par les habitants. C’est dire si tout allait mal.

Quelle que soit leur appartenance, les élu(e)s, comme Marie‑José Salat s’honoreraient en tenant les habitants hors de portée de leurs petites chicanes politiciennes.
Cette énergie dépensée en pure perte devrait plutôt être mise au service de l’amélioration concrète des conditions de vie des habitants, tant dans le domaine de l’urbanisme que de la démocratie locale, comme le demande depuis longtemps « Vivre à Grenoble ».

VIVRE à GRENOBLE,
le 18 mars 2016.

 

Réponses des candidats & Synthèse

 

 L’ESPLANADE & LA DENSIFICATION

AU CŒUR DES MUNICIPALES

  

D’avril 2012 à juin 2013, vous avez été très nombreux à signer la pétition de « VIVRE à GRENOBLE » pour refuser le projet actuel de ZAC Esplanade (21.000 signataires dont 10.000 grenoblois, soit plus de 10% des électeurs).

Le 17 juin 2013, grâce à votre soutien nous avons pu imposer au maire lors d'un Conseil Municipal extraordinaire un débat au cours duquel nous avons demandé soit un référendum, soit le gel du projet jusqu’aux Elections Municipales de mars 2014.

Depuis, sourds à ces demandes, le maire et son Conseil municipal ont poursuivi avec obstination leur objectif de bétonner l’Esplanade, le grand espace public de 3 hectares cher au cœur des Grenoblois comme le Parc Paul Mistral.

Aujourd'hui, nous saisissons l'occasion de ces élections municipales pour remettre la question de l’Esplanade au cœur du débat public. Nous avons demandé aux 9 candidats à la mairie de Grenoble de répondre à 2 questions précises :

  1. Si demain vous êtes élu(e) Maire de Grenoble, prenez-vous l’engagement devant les électeurs de ne rien construire dans le cœur historique de l’Esplanade (les 3 hectares d’espace public à l’intérieur de la couronne d’arbres) ?

  2. Si demain vous êtes élu(e) maire de Grenoble, quel sera votre objectif de construction en nombres de logements par an pour la durée de votre mandature ?


Voici une synthèse des réponses que nous avons reçues.

Si vous pensez que la question de l’urbanisme et de l’hyper-densification de notre ville, dont le projet Espla­na­de est l'un des projets emblématiques, sont parmi les thèmes majeurs des élec­tions municipales de mars 2014 à Grenoble, nous espérons que ces réponses permettront d'éclairer votre vote.

Question n°1

Ne pas construire dans l’Esplanade

Construire dans l’Esplanade

 

Denis BONZY
Matthieu CHAMUSSY
Maurice COLLIAT
Eric PIOLLE

Philippe de LONGEVIALLE
Jérôme SAFAR

* Mireille d’ORNANO s'engage à « ne rien entreprendre sans concertation préalable
avec le collectif de signataires » mais ne s'engage pas à ne rien contruire dans l’Esplanade.

Question n°2

Nb de logements /an à construire de 2014 à 2020

 

Denis BONZY

Processus de dé-densification à engager

 

Matthieu CHAMUSSY

Revenir au PLH de 2005-2010

 

Maurice COLLIAT

Prévision difficile avec le transfert vers la future Métropole

 

Ph. de LONGEVIALLE

1000 logements/an

 

Mireille d’ORNANO

Objectif à fixer à partir d’arrivées réelles et non supposées

 

Eric PIOLLE

Maintien du nombre actuel d'habitants de Grenoble

 

Jérôme SAFAR

800 logements/an




















          N.B. Deux candidats ne nous ont pas répondu : Lahcen BENMAZA et Catherine BRUN     


L’association VIVRE A GRENOBLE 

 

LES RÉPONSES DES CANDIDATS

 

QUESTION N° 1

QUESTION N° 2

Lahcen BENMAZA

Pas de réponse

Pas de réponse

Denis BONZY

Cet espace n’a pas vocation à être urbanisé.

Un processus de dé-densification doit être engagé.

Catherine BRUN

Pas de réponse

Pas de réponse

Matthieu CHAMUSSY

Nous ouvrirons une véritable concertation avec pour seul préalable la préservation de l’espace nécessaire au maintien de la foire des Rameaux sur le site historique de l’Esplanade.

Nous débattrons d’un nouveau Plan Local de l’Habitat pour la période 2015-2020 à l’échelle de l’agglomération. C’est dans ce cadre que la Ville de Grenoble demandera à revenir aux objectifs du PLH 2005-2010.

Maurice COLLIAT

Nous défendons les services publics, en conséquence nous défendons les espaces dédiés au public, surtout si une tradition ancienne a fait de ces lieux un usage public traditionnel. Tel étant le cas de cette partie de l’Esplanade sur laquelle porte votre question, nous nous engageons si demain nous sommes élus Maire de Grenoble à ne rien construire dans ces 3 hectares d’espace public.

Difficile de faire des prévisions en la matière compte tenu du futur transfert de la compétence Logement et Urbanisme à la Métro. Il y a à Grenoble une quantité très insuffisante de logements de type H.L.M. pour les jeunes. Il convient en premier de réhabiliter le maximum de logements sociaux sans augmentation de loyer, ni de charges.

Philippe de LONGEVIALLE

C’est le projet voté par la ville et amélioré au fur et à mesure des concertations, que je souhaite mettre en œuvre.

L’objectif de 1000 logements par an doit être maintenu afin de répondre à la demande forte, tant dans l’accession, la location que le logement social.

Mireille d’ORNANO

Aujourd’hui je prends l’engagement devant les électeurs de ne rien entreprendre sans une concertation préalable avec le collectif des 10.000 signataires et en tout cas le projet que je soumettrais aux grenoblois ne serait pas de densifier d’une façon insupportable l’Esplanade. 

En construisant 1000 logements/an au cours du mandat 2008-2014 les besoins ont été largement dépassés, plus de 4.000 logements sont vacants. L’objectif de constructions nouvelles doit se fixer à partir d’arrivées réelles et non supposées

Eric PIOLLE

La Grande Esplanade entourée d’arbres centenaires doit garder sa vocation historique d’accueil de la Foire des Rameaux et des cirques à Grenoble. Cette vocation n'est évidemment pas compatible avec la construction de bâtiments.

Nous sommes favorables au maintien du nombre d’habitants comme le prévoit le Projet d’Aménagement et de Développement Durable du Plan Local d’Urbanisme. Le nombre de logements à construire doit être compatible avec cet objectif.

Jérome SAFAR

Le Comité de suivi a vocation à poursuivre son travail jusqu’à la réalisation effective de la totalité du projet.

Programmation de logements au cours du prochain mandat : il me semble que viser 800 logements par an dont 380 sociaux (47,5%) serait un objectif à la fois nécessaire et réaliste.

Télécharger cette page au format PDF ici

Retrouvez ci-dessous les réponses des candidats en PDF dans leur intégralité :
- Denis BONZY,
- Mathieu CHAMUSSY,
- Maurice COLLIAT,
- Philippe de LONGEVIALLE,
- Mireille d'ORNANO,
- Eric PIOLLE,
- Jérome SAFAR


 

Pétition ESPLANADE : enfin le débat en conseil municipal le 17 juin (Votre présence est importante !)


Aux signataires et à toute personne intéressée,


au cours de l'année dernière, vous avez signé la pétition de VIVRE A GRENOBLE demandant au Maire l'annulation du projet actuel de l’ESPLANADE. Après des mois d'efforts et plus de 21 000 signatures (dont 10 000 grenobloises), déposées auprès du Maire le 14 février 2013, le Maire a été obligé de réouvrir le débat sur le projet ESPLANADE (conformément à l'article 14 de la Charte de la démocratie de la Ville de Grenoble). Pour la première fois, des habitants - membres de l’association VIVRE A GRENOBLE - débattront directement avec les élus du projet ESPLANADE lors du :


conseil municipal du 17 juin 2013 à 17h
spécial débat ESPLANADE
à l'Hôtel de Ville bd jean pain


VENEZ NOMBREUX nous soutenir et réaffirmer votre soutien à la pétition que vous avez signée

(pour la conservation de l’Esplanade et de sa foire et contre la densification massive de la ville)
INVITEZ vos proches à venir assister à ce débat exceptionnel
DIFFUSEZ le tract joint sur vos réseaux personnels


à lundi 17h !


VIVRE A GRENOBLE

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 



A la veille du 1er tour des élections municipales de Grenoble du 23 mars 2014
« Vivre à Grenoble » a envoyé un questionnaire à tous les candidats.

2 questions précises ont été posées aux 9 candidats. Elles portent sur :
- le projet ESPLANADE
- la politique de densification


Vous trouverez ici le PDF du courrier que nous avons transmis à tous les candidats.

Nous vous serions reconnaissants de porter cette information à la connaissance de votre lectorat ou public,
particulièrement aux 20 000 signataires de la pétition ESPLANADE, parmi lesquels se trouvent 10 000 Grenoblois.


Cordialement,
Le CA de VIVRE A GRENOBLE


PS. Le délai pour répondre ayant été fixé au samedi 15 mars inclus,
nous rendrons publiques les réponses des différents candidats à ce questionnaire
lors d’une conférence de presse en début de la semaine prochaine. Nous vous tiendrons informé de la date.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE « Monsieur le Maire a-t-il perdu le « stylo de la Démocratie Locale » ? »

 

Le 25 janvier 2013, nous avons écrit au Maire de Grenoble
lui annonçant que nous avions obtenu plus de 17 000 signatures (dont 8000 de citoyens 
grenoblois) pour notre pétition lui demandant « lʼannulation du projet actuel de ZAC sur le 
site historique de lʼEsplanade». Nous lui demandions dans ce courrier dʼappliquer l'article 14 
de la Charte de la démocratie locale et :
- d'organiser un DÉBAT EXTRAORDINAIRE sur le sujet, c'est-à-dire qu'il soit le point
unique d'une séance extraordinaire du conseil municipal et que tous les moyens soient
mis en oeuvre pour que le plus grand nombre de grenoblois puissent y participer.
- être associé à l'organisation de ce débat.

Le 14 février 2013, nous lui remettions en mairie ainsi qu'à tous les groupes politiques du
Conseil Municipal, un fac-simile des 17000 signatures, relié sous forme de 15 tomes. Le 15
février 2013, le Maire annonçait sur son Blog que « cette pétition serait prise en compte et
qu'un débat sera organisé en Conseil municipal au cours du printemps ».Le 25 février 2013,
en réponse à une question orale, celui-ci précisait que « VIVRE à GRENOBLE serait associé
au débat ».

et depuis ? depuis, rien ! silence radio !

Cela fait donc 2,5 mois, que nous avons écrit au Maire et celui n'a toujours pas trouvé le 
temps de nous répondre : pas même un simple accusé de réception
Est-ce parce que M. DESTOT a perdu le « stylo de la Démocratie Locale » quʼil nʼa 
toujours pas trouvé le moyen de nous répondre ?
Quʼà cela ne tienne nous lui en offrons un nouveau en espérant quʼil saura en faire un usage 
rapide…

Plus sérieusement, c'est une drôle de manière de considérer le débat démocratique que de 
ne pas répondre directement au porteur dʼune pétition de plus de 17000 signataires et 
surtout de ne pas les associer à ce débat… comme sʼils nʼavaient jamais existé !

Le plus grave dans cette attitude n'est pas le manquement aux règles les plus élémentaires
de politesse, mais plutôt ce que cela semble annoncer quant à la nature du futur « débat »
sur lʼEsplanade :

ce débat réclamé par 17000 signataires ne sera-t-il quʼun point
parmi dʼautres dʼun conseil municipal ordinaire expédié en une
½ heure devant les yeux dʼun public réduit au nombre de
places de la salle du conseil, cad maximum 50 ? Est-ce digne
dʼune ville de 160 000 habitants ?

 

VIVRE à GRENOBLE
Grenoble, le 11 avril 2013