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COMMUNIQUÉ DE PRESSE « Monsieur le Maire a-t-il perdu le « stylo de la Démocratie Locale » ? »

 

Le 25 janvier 2013, nous avons écrit au Maire de Grenoble
lui annonçant que nous avions obtenu plus de 17 000 signatures (dont 8000 de citoyens 
grenoblois) pour notre pétition lui demandant « lʼannulation du projet actuel de ZAC sur le 
site historique de lʼEsplanade». Nous lui demandions dans ce courrier dʼappliquer l'article 14 
de la Charte de la démocratie locale et :
- d'organiser un DÉBAT EXTRAORDINAIRE sur le sujet, c'est-à-dire qu'il soit le point
unique d'une séance extraordinaire du conseil municipal et que tous les moyens soient
mis en oeuvre pour que le plus grand nombre de grenoblois puissent y participer.
- être associé à l'organisation de ce débat.

Le 14 février 2013, nous lui remettions en mairie ainsi qu'à tous les groupes politiques du
Conseil Municipal, un fac-simile des 17000 signatures, relié sous forme de 15 tomes. Le 15
février 2013, le Maire annonçait sur son Blog que « cette pétition serait prise en compte et
qu'un débat sera organisé en Conseil municipal au cours du printemps ».Le 25 février 2013,
en réponse à une question orale, celui-ci précisait que « VIVRE à GRENOBLE serait associé
au débat ».

et depuis ? depuis, rien ! silence radio !

Cela fait donc 2,5 mois, que nous avons écrit au Maire et celui n'a toujours pas trouvé le 
temps de nous répondre : pas même un simple accusé de réception
Est-ce parce que M. DESTOT a perdu le « stylo de la Démocratie Locale » quʼil nʼa 
toujours pas trouvé le moyen de nous répondre ?
Quʼà cela ne tienne nous lui en offrons un nouveau en espérant quʼil saura en faire un usage 
rapide…

Plus sérieusement, c'est une drôle de manière de considérer le débat démocratique que de 
ne pas répondre directement au porteur dʼune pétition de plus de 17000 signataires et 
surtout de ne pas les associer à ce débat… comme sʼils nʼavaient jamais existé !

Le plus grave dans cette attitude n'est pas le manquement aux règles les plus élémentaires
de politesse, mais plutôt ce que cela semble annoncer quant à la nature du futur « débat »
sur lʼEsplanade :

ce débat réclamé par 17000 signataires ne sera-t-il quʼun point
parmi dʼautres dʼun conseil municipal ordinaire expédié en une
½ heure devant les yeux dʼun public réduit au nombre de
places de la salle du conseil, cad maximum 50 ? Est-ce digne
dʼune ville de 160 000 habitants ?

 

VIVRE à GRENOBLE
Grenoble, le 11 avril 2013