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Nous avons enfin rencontré le maire, mais il ne répond pas ! (suite de "Bref, nous avons rencontré le maire")

 

Dés sa création en février 2012, l’association Vivre à Grenoble a adressé une lettre ouverte au maire de Grenoble pour exposer ses motifs et formuler ses demandes concernant les nombreux  projets d’urbanisme en cours. Lien avec lettre ouverte

Un maire proche de ses administrés aurait répondu rapidement à cette lettre et à minima proposé une rencontre à notre nouvelle association. Sans doute préoccupé par d’autres considérations nationales, Monsieur Destot n’a pas répondu à notre lettre et ne nous a pas proposé de rendez vous

Devant ce constat c’est notre association qui a fini par demander ce rendez vous, pour lui remettre les 12 300 premières signatures de la pétition sur le projet Esplanade, dont plus de 6000 d’habitants de Grenoble.

Il aura fallu insister pour obtenir ce rendez vous fin juin, et force a été de constater que notre interlocuteur était agacé, avait prévu un temps d’échange limité, qu’il a failli quitter le rendez vous en s’énervant sur la première expression d’un de nos membres qui lui indiquait qu’il se trompait d’analyse sur le sens de notre action et qu’il commettait une grave erreur à ne pas écouter les grenoblois.

Le maire nous a servi son discours de politique générale sur Grenoble et son agglomération : la nécessité de densifier (que nous ne contestons pas), l’importance du réseau des transports en commun (que nous saluons), sur la qualité de vie en ville (que nous cherchons justement à préserver). Bref, pas de divergence sur ces grandes orientations mais dés qu’il s’agit d’entrer dans le détail et dans les questions qu’élus et citoyens pourraient se poser ensemble, il se fâche et menace de partir.

Après le départ du maire au bout d’une petite heure, nous avons prolongé l’échange avec l’adjoint à l’urbanisme et l’adjointe à la démocratie locale, mais eux non plus ne veulent pas comprendre nos principaux arguments : trop de grands projets en même temps, trop de densité recherchée, et pas assez de démocratie pour l’ensemble des projets et opérations contestés par les habitants.

En fin de rencontre, le chef de cabinet s’est engagé à apporter une réponse à notre lettre ouverte …nous sommes déjà plus de deux mois plus tard et nous attendons toujours !