Réponse à l'article du Dauphiné Libéré du 26 avril 2012.

 

Définition du terme : concertation :

La concertation est l’action, pour plusieurs personnes, de s’accorder en vue d’un projet commun.

C’est le cas par exemple lorsqu’une collectivité territoriale engage un processus de concertation avec la population locale dans la perspective d’un aménagement : la décision finale appartient aux élus qui seuls en détiennent formellement le pouvoir, mais qui devront intégrer les résultats de la concertation.

 

La concertation se distingue de la consultation en ce qu’elle ne se résume pas à une demande d’avis. La concertation suppose la confrontation entre les parties, l’échange d’arguments, l’explicitation des points de vue de chacun.


A propos des propos de Laure Masson : LM

 

« -Ceux qui critiquent le manque de concertation autour du projet de l’Esplanade sont ceux dont les propositions n’ont pas été retenues ».

De quelles propositions veut-elle parler ?

- Tous les riverains qui ont suivi cette « concertation » la critiquent.
 

« -Un projet comme celui-ci ne peut-être la somme de revendications individuelles »

- Il semblerait en effet qu’il ne soit  le choix que de deux individus :

Destot et son architecte parisien Deporzamparc !

- Quelles sont les revendications dont elle nous parle ?
 

« -Ils instrumentalisent les visiteurs de la foire. Ils ont lancé une pétition pour sauver l’Esplanade alors que plus tôt les mêmes riverains demandaient le déplacement de la foire »

- Laure Masson confond le site de l’Esplanade et la foire des rameaux…

- Elle affirme que les mêmes riverains ont fait une pétition pour le déplacement de la foire…Qu’elle nous montre alors ce document sur lequel on devrait très facilement retrouver les noms !

- Même si des dizaines de personnes ont signé pour « sauver la foire », ils en ont le droit et sont conscients que la destruction de l’Esplanade entrainera la disparition de la foire à Grenoble parce que les forains ne veulent pas aller à Alpexpo et la mairie n’a rien d’autre à leur proposer même si elle s’en défend aujourd’hui.
 

« -Nous avons commissionnés un cabinet pour nous accompagner dans cette concertation »

- Combien nous a coûté ce cabinet ?

- Pourrait-on voir le cahier des habitants dont elle nous parle ?

- Est-ce celui qui a organisé le tissu de mensonges affichés à la plate forme pour expliquer aux grenoblois comment s’est déroulée la concertation ?
 

« -La concertation, ce n’est pas la démocratie directe »

- Mais qu’est-ce que cela veut dire ???Venant de l’adjointe à la démocratie locale ?
 

« -En 2009, nous avons organisé trois réunions publiques … »

- Le projet de la caserne de Bonne : 850 logements = 10 réunions publiques...

Celui de l’Esplanade : 1200 logements= 3 réunions publiques.
 

« -Mais le débat n’est pas terminé. A chaque phase, on va retravailler avec les habitants »

- Cela sous entend que nous avons déjà « travaillé » avec l’architecte, ce qui est faux !

- A partir de quelle phase va-t-on enfin écouter les habitants et commencer à   travailler avec eux ?
 

 

A propos des propos de Delongevialle : DL

« -Les Stakhanovistes de la pétition »

- Si le célèbre mineur Stakhanov a établi un record d’extraction de charbon, il n’a rien à envier à notre adjoint qui lui est en train d’établir un record de projets immobiliers menés simultanément dans toute la ville.

- Notre élu nous remet gentiment à notre place de » prolétaires »qui ne comprennent rien à l’urbanisme ; il est vrai que cet ancien promoteur immobilier s’y connait en la matière !
 

« -On ne peut pas affadir la cohérence de tout un ensemble pour une ou deux personnes »

- Toujours la même technique : on essaye de minimiser l’action en la réduisant à une ou deux personnes, en ignorant totalement l’existence de l’association.

- La cohérence du projet est effectivement d’un goût qu’il serait bien dommage d’affadir ! !

- Notre élu oublie les 8000 personnes qui ne saisissent pas tout à fait la cohérence de ce projet…Sans parler du CCS2 .
 

« -le projet a fait l’objet d’un large consensus au seing du quartier et a été approuvé par la seule instance légitime à le faire, le conseil municipal »

- Que veut dire notre élu lorsqu’il parle d’un « large consensus au sein du quartier » ?

- Il ne parle certainement pas des habitants du secteur…

- Il nous rappelle aimablement que ce n’est pas « le peuple » qui est capable d’approuver un projet urbain mais le conseil municipal.

- Il est loin le temps des élections municipales pendant lesquelles les candidats avaient tous le même projet : « développer et renforcer la Démocratie Participative »…
 

« -Les modifications du projet proposé correspondraient au souhait d’un riverain du collectif » qui voudrait un grand jardin juste devant sa villa…qui est à vendre »

- Une fois de plus, notre élu nous parle encore d’un collectif, le terme « association » lui étant trop difficile à prononcer, visiblement…

- La modification du projet dont il parle correspond, contrairement à ce qu’affirme notre élu, au souhait de tous les habitants de l’Esplanade qui n’ont déjà pas trop de soleil le matin (Bastille) et resteront à l’ombre l’après-midi !

- En effet, devant l’ampleur du projet et le nombre de futurs logements prévus, il suffirait de ne pas construire 100 logements sur 1200 prévus pour créer un parc et éviter d’occulter l’ensemble des habitations existantes !!Mais on ne fait aucune concession devant une proposition qui est pourtant tout à fait cohérente…

- L’allusion à une villa qui est à vendre concerne en réalité la maison d’un propriétaire qui a demandé à la municipalité d’être préempté suite aux conseils de Delongevialle et Chiron, mais Le responsable du service préemption de la ville lui a répondu que la municipalité n’avait plus les moyens de le faire…La maison n’est pas à vendre…
 

« -l’Esplanade est un quartier enserré entre une autoroute et un vaste parking… avec un bâti à la limite de l’insalubrité ….Nous allons créer un parc de 6 à 7 hectares qui assurera un cheminement piéton… »

- La municipalité ne veut pas comprendre que cette « autoroute » qui correspond en fait à un boulevard comme Foch, protège actuellement les habitants des nuisances de ce flux journalier.

- On nous parle d’embellir le quartier et le « libérer » de son autoroute… Le seul problème c’est que les 40 000 véhicules /jour qui entrent et sortent de la ville passeront sur le boulevard de l’Esplanade et le Route de Lyon qui ont une largeur de 6 mètres, sous les fenêtres des habitants actuels !

- Nous revenons à un parc de 7 hectares qui fut de 8 puis est passé à 5…On ne sait pas  encore, tout dépendra des exigences des promoteurs…
 

« -Nous allons réhabiliter le bâti existant….la petite esplanade et son boulodrome  à laquelle les habitants sont très attachés »

Boulodrome

- Ils ont tellement bien travaillé pour réabiliter l’existant que le boulodrome auquel » les habitants sont très attachés » a même fini par disparaître !!
 

« -On a travaillé sur la hauteur et l’espacement des immeubles »

Esplanade1Esplanade2

- La première photo est la première « ébauche » de maquette présentée, la seconde le projet définitif…Quelles sont les différences ??
 

« -la densité correspond à la densité moyenne constatée dans d’autres quartiers de la ville… »

- La densité prévue sur l’Esplanade est de 230 logements à l’hectare alors que celle imposée par la présence d’un tram est de 100 logements à l’hectare !
 

« -Nous sommes passés de 1700 prévus à 1500 puis 1200 aujourd’hui »

- Mr Delongevialle oublie que depuis la première présentation de ce projet, le nombre de logements prévu sur l’Esplanade a toujours été de 1200…

- A force de mentir, on s’en mélange les pinceaux.



A propos des propos de  Alain  Pilaud : AP

« -entre la première mouture du projet et celle là, il y a quand même eu beaucoup de changements »

- Monsieur Pilaud en tant que co-président du conseil consultatif de secteur n’a pas  assisté à beaucoup de réunion CCS et ne connaît visiblement pas bien le projet.

- Quels sont les nombreux changements dont il parle lui aussi ?

- Il se fie certainement à ce qu’on lui a dit.
 

« -Les concertations, ce n'est pas fait pour faire annuler un projet ou décider à la place des élus »

- A quoi sert une concertation auprès des habitants pour ne pas les écouter, et prendre toutes les décisions quoi qu’il arrive ??

- Notre élu n’a pas exactement compris lui non plus le rôle d’une concertation !!
 

« En quinze ans d'inauguration de la foire, j'ai eu des manifestations anti-foire pendant les premières, et depuis deux ans, des panneaux "sauvons le patrimoine de l'Esplanade". Mais franchement, il n'y a pas si longtemps que ça, l'Esplanade, c'était sous l'eau, c'était une culture de têtards... Question patrimoine, il faut se calmer »  

- J’habite sur l’Esplanade depuis1997 et je n’ai jamais vu aucune manifestation anti-foire, mais s’il précise « pendant les premières », alors peut-être parle-t-il des années trente puisque la foire est installée sur l’Esplanade depuis 1934 !!

- Je n’ai jamais vu l’Esplanade sous l’eau non plus ni aperçu l’ombre d’un seul têtard ; à ce propos, je remercie notre « élu » de nous traiter de grenouilles au passage…

- Je suis tout de même curieux de savoir à combien se vendra le mètre carré de cette « marre à têtards »  aux promoteurs immobiliers.

 




A propos des propos de Michel Destot : MD

« Tout le monde s’accorde à dire que Bordeaux est l’une des plus belles villes de France »

- Le maire de Bordeaux à eu la bonne idée de faire classer sa ville au patrimoine mondial de l’Unesco et bénéficier de cette façon d’énormes subventions européennes pour transformer sa ville sans que ses contribuables aient à en souffrir…Les grenoblois eux, sont obligés aujourd’hui d’entretenir à grands frais un stade qui n’est même pas multisports et qu’ils ne voulaient pas !
 

« -La différence avec cette  municipalité de l’autre bord (Bordeaux) , c’est que nous, nous faisons des concertations »

- Le responsable de la participation locale à la mairie de Bordeaux Mr Lemaître a été très surpris par cette affirmation et m’a assuré au téléphone que chaque projet urbanistique bordelais était soumis à une concertation des habitants avec de nombreuses réunions publiques…Qui faut-il croire ?     

- Monsieur le maire à l’air d’être très satisfait des concertations qui sont organisées auprès de ses administrés…Et pour cause, quelles que soient les contestations, c’est lui qui décide !

- Il détient le législatif avec sa casquette de député et celui de l’exécutif en tant que maire…

- C’est un véritable roi à Grenoble !

Il est important que monsieur le maire est originaire de Malo Les Bains en Normandie et ne peut partager le lien affectif que le grenoblois entretient avec le site de l’Esplanade.



Modan Benyoud



Une présentation détaillée de l'Esplanade et de son historique

L'association Patrimoine et développement du grand Grenoble (leur site ici) fait depuis de nombreuse année un travail remarquable pour la mise en valeur du patrimoine Grenoblois. Ils ont effectué un grand travail de recherche qui a abouti à des documents détaillés concernant les différentes partie du patrimoine de Grenoble. On retrouve dans le lien ci-dessous une présentation détaillée de l'histoire de l'Esplanade.

Cliquez ici ou sur l'image ci-dessous pour accèder au document sur le site de Patrimoine et développement du grand Grenoble

PatrimoineDeveloppement

Projet Esplanade : une propagande toute en pancarte

Voici des pancartes que nous avons vu fleurir pendant un certain temps à la plateforme pour expliquer comment la "concertation" avait été ménée. A les lire, on croirait bien que "Je vais bien, tout va bien ..."

Décortiquons un minimum leur contenu (si on peut appeler cela comme ça)

  

Plateforme1

A les écouter, ce sont les habitants qui ont proposé une tour d’habitation !!


Plateforme2

Il paraît que nous avons suivi pas à pas les propositions des architectes ??
Nous n’avons jamais discuté avec des architectes !!

 

Plateforme3

Nous avons participé à deux ateliers bidons pendant lesquels on nous a interdit de faire d’autres propositions que celles concernant le « futur parc » qui n’est en fait que le bord de l’Isère …
Nous avions d’ailleurs à faire à cet effet qu’à un paysagiste !
Faut-il installer un kiosque à musique ? Une borne wifi, un snack ??

 

Plateforme4

Nous n’avons eu droit qu’à une seule proposition confiée à un certain Deporzamparc, urbaniste parisien amoureux des tours d’habitation comme en trouve par exemple à Rio …

On nous propose de nous « libérer « de l’autoroute, mais ce que l’on ne dit pas, c’est que les 40 000 véhicules /jours actuels passeront par la Route de Lyon et le « boulevard « de l’Esplanade !
L’autoroute protégeait les 2000 habitants du quartier de la pollution et du bruit et ce projet n’a pour but que de privilégier les futurs habitants du nouveau quartier et leur offrir une vue sur le bord de l’Isère.
Une curieuse façon « d’apaiser » le quartier !!

 

Plateforme5

On occulte totalement l’ancien quartier contraint de subir une circulation saturée avec son lot de pollution visuelle, sonore et olfactive pour que les futurs propriétaires privilégiés puissent retrouver un « espace naturel »…



En bonus Track : une preview de ce à quoi cela va ressembler

Plateforme6

Et voilà comment notre urbaniste envisage de libérer un maximum d’espace au sol … Choli hein ?
Et prévoir donc à cet effet de construire en hauteur!!


Plateforme7

La proximité des bâtiments permettra aux futurs habitants une convivialité et un vis-à-vis des plus ergonomiques !

 

Plateforme8

On reconnaît bien sur ce dessin idyllique , espacé entre ciel et espaces verts, le type de public « social » recherché pour habiter ces futurs habitations de rêve !!

A propos du tram « E » : Vous avez dit démocratie …comment ?

A propos du tram « E ».

Vous avez dit  démocratie …comment ?

La machine infernale :

Si la construction du Tram E est bien entamée, avec un tracé défini et des dates de livraison proposées, c’est que, comme dans toute démocratie digne de ce nom, une enquête d’utilité publique, elle-même précédée d’une concertation auprès des citoyens directement concernés par ce projet ont été effectuées. 

Jusque ici, tout va bien et nos équipes municipales chargées de faire respecter la démocratie dans notre ville semblent aujourd’hui être satisfaites d’avoir correctement effectué leur travail.

Le maire de notre cité se félicite de l’efficacité de ses équipes et remercie le comité de quartier du secteur 2 d’avoir participé à ce que la transformation de la ville s’effectue sans encombre aucune et se complimente d’avoir précisément respecté les modalités permettant d’affirmer que la « démocratie participative »fonctionne parfaitement à Grenoble...

Cependant, alors que tout paraît aller au mieux dans le meilleur des mondes, il convient aujourd’hui de montrer comment un groupe de citoyens soucieux de s’impliquer dans la transformation de son quartier , s’est clairement fait manipuler pendant des années et a finalement  été utilisé par la municipalité soucieuse de faire croire aux grenoblois que nous vivons dans une « démocratie participative ».

En effet, il est essentiel de rappeler que dès l’annonce du passage d’un tram dans leur quartier, les habitants de l’Esplanade conviés à « participer » à l’élaboration de leur futur cadre de vie ont demandé à ce que cette nouvelle ligne passe entre leurs habitations et les nouveaux bâtiments.

A cet effet, les arguments très pertinents avancés sont les suivants :
- Un tracé entre les bâtiments répondrait au désir de plus de proximité avec le tram, centre de gravité du nouveau quartier.
- Il permettrait de créer un lien entre l’ancien et le nouveau quartier.
- Il élargirait notablement l’espace entre les façades de part et d’autre de la voie.
- Il permettrait la création de lieux de vie avec le développement de placettes réunissant commerces, services, etc. autour des arrêts.
- Les voyageurs se sentiraient plus en sécurité avec ce tracé qu’avec celui passant le long du parc, notamment le soir.
- Les nuisances liées au tram (bruit...) sont de moins en moins réelles avec les progrès techniques et pour les constructions neuves.

A leur grande surprise, les habitants du quartier ont été contraints de laisser de côté leurs excellents arguments dès le début de la « concertation » lorsque le modérateur du comité consultatif du secteur annonça d’emblée que « le tracé du tram ne sera pas réexaminé car considéré comme d’ores et déjà arrêté » !!

L’affaire semblait alors être entendue et les membres du ccs2, ayant pris acte de cette décision, ne revirent pas sur le tracé de la ligne jusqu’à ce que les commissaires enquêteurs remirent les conclusions de leur rapport dans lequel ils préconisèrent à la municipalité de faire passer le Tram E entre l’ancien et le futur quartier !!!

Nous aurions alors pu penser que notre maire, dans un souci de « démocratie » terme qui lui est très cher et brode la plupart de ses discours, décide de suivre ces conseils et admette alors que ce tracé tient du bon sens, mais il n’en fut rien et celui-ci décréta tout simplement lors d’une séance au conseil municipal de ne pas suivre ces recommandations et fit voter le maintient de la ligne du Tram E comme il en avait été décidé depuis le départ !!

Cette « petite histoire » en dit long concernant la « démocratie participative »  mise en place dans notre ville par notre cher maire et se passe de tout commentaire supplémentaire….

Certain reconnaîtront dans cette petite histoire une manipulation, d’autres qualifieront la politique menée par notre municipalité de « populiste » terme à la mode aujourd’hui qui en dit long sur le souci de nos élus à prendre en compte l’avis des citoyens de la ville.

« Le tram est invasif et par nature irréversible : le service rendu doit être supérieur aux nuisances générées. »

 

Présenté au conseil municipal du 23/01/2012

Lors du dernier conseil municipal (23/01/2012), M. de Longevialle a présenté entre autres des notes de synthèse (cliquez ICI pour le texte complet) qui semblent bien rimer avec foutaises...

Extraits choisis:

Notes de Synthèse sur le PLU

  • p4 (Eléments de réponse, paragraphe 2):

"La ville de Grenoble a pris acte des inquiétudes sur les vis-à-vis entre les copropriétés existantes Bd de l'Esplanade et les constructions nouvelles en modifiant le plan de composition. Ceci s'est traduit par l'abaissement de la hauteur des immeubles et un plus grand recul des constructions nouvelles de l'îlot situé au centre de la grande Esplanade"
Après vérifications des différentes maquettes présentées, la seule modification notable est le recul d'un seul bâtiment (en face du 26 Bd de l'Esplanade) d'une dizaine de mètres à peine, et celui-ci s'est allongé en hauteur dans le même temps...

  • p5 (Eléments de réponse, dernier paragraphe):

"Ce tracé est également entériné par la déclaration d'utilité publique prise par arrêté préfectoral n°2011238-0016 en date du 26 Août 2011"
On oublie également de dire que cette déclaration recommandait un tracé différent (plus proche des habitations actuelles), que cette recommandation a été reprise par le CCS2 mais que la Municipalité l'a rejeté avec des arguments peu convaincants (la vitesse d'un tram qui serait de toute façon obligé de s'arrêter)

 

Bilan de la concertation

  • p1 (Les étapes de la concertation):

"Deux atelier en novembre 2009 ont permis de faire débattre les habitants [...] sur le projet"
"Une restitution des travaux le 10 décembre 2009"
"Une exposition "une nouvelle vie pour l'Esplanade" inaugurée le 21 janvier 2010"
On oublie de préciser que les habitants ont débattus en 2009 sur un plan en 2 dimensions puisque les hauteurs des immeubles ne furent données que lors de l'exposition de la maquette en 2010, soit APRES la soit-disant concertation !!!

  • p5 (Logement, dernier paragraphe):

"Engagement d'une procédure de déclaration d'Utilité Publique (DUP) pour mieux indemniser les propriétaires"
Faux ! Aucune proposition d'indemnisation n'a été faite à ce jour...

  • p6 (Tramway, Eléments maintenus):

"Il faut donc veiller à ne pas pénaliser sa vitesse pour conserver une bonne fréquence et un temps de parcours acceptable"
Cet argument apparait peu convaincant étant donné que le tramway sera de toute façon obligé de s'arrêter pour prendre et déposer des voyageurs. En outre, il s'agit là de la seule recommandation sur le tracé, si tenté qu'il y aity un impact, celui-ci serait faible au regard du temps de trajet global...

  • p7 (Déplacements, Eléments maintenus):

"La Ville de Grenoble cherche à réduire la circulation automobile en favorisant le report sur des modes de déplacement alternatifs"
De combien serait le report ? Aucune étude sur le sujet n'a été communiquée aux habitants...

  • p8 (Déplacements, Eléments intégrés au projet):

"L'abandon du projet de rocade Nord suite à l'avis défavorazble émis par la commission d'enquête diligentée par le Conseil Général a poussé la Ville a mettre au point un nouveau schéma de circulation par rapport à celui présenté à l'exposition"
Lequel ? Là encore, les principaux intéressés n'ont été mis au courant...

  • p9 (Espace public, Ce que la population en dit):

"Etroitesse des venelles"
Aucune réponse n'a été apportée aux préoccupations des habitants

  • p11 (Cohérence avec les projets connexes, Inquiétudes et interrogations):

"Manque de données sur le phasage de ces différents projets"
Là encore, aucune réponse n'a été apportée aux préoccupations des habitants

 

Conseil Consultatif du secteur 2 :  compte-rendu de l'assemblée plénière publique du 6 juin 2011

  • p3-4 (Construction du Tram E):

"Le tracé était présenté comme non négociable en 2010. Depuis les explications de la Ville pour étayer son choix n'ont pas conaincu le CCS
-> Demande plus d'explications argumentées sur le choix du tracé [...]"
Encore une fois, la mairie ressasse des arguments non convaincants : pour preuve, le vote à la quasi-unanimité contre le tracé actuel (23 voix contre 3)
Mais le tracé est maintenu...

  • p4 (Forme urbaine densifiée, Echanges avec la salle, 3e point):

"Les habitants ont-ils le sentiment d'avoir été entendus lors de la démarche de concertation ?
Insuffisamment. La concertation n'a pas été parfaite : très peu de modifications ont été faites entre le projet initial et ce qu'il est aujourd'hui alors que les habitants ont réagi sur de nombreux points"
C'est ce qu'on appelle un euphémisme : un seul bâtiment a été déplacé d'une dizaine de mètres pour remonter en hauteur...

 

La soi-disante « démocratie locale » du projet de l’Esplanade

 

La soi-disante « démocratie locale » du projet de l’Esplanade
En 2009, la municipalité grenobloise s’engageait sur une charte de la démocratie locale1. Mais la réalité des faits rend aujourd’hui difficilement crédible un tel document ...

 

Pour preuves non exhaustives :

  • Une concertation tardive :

Le projet existe de longue date2 :
Janvier 2005 :délibération du Conseil municipal pour la « prise en considération de la mise à l’étude d’un projet de renouvellement urbain du site de l’esplanade »
Mai 2008 :création du groupe de travail vie urbaine et développement durable
Novembre 2008 : commissions « développement économique et insertion », « solidarité » et « vie urbaine et développement durable

Mais les habitants ne furent consultés que bien plus tard :
Juillet 2009 : 1e réunion de concertation avec les habitants

Et la présentation des réalités matérielles du projet furent encore plus tardives :
Janvier 2010 : 1e maquette présentant les hauteurs prévues aux habitants

Qui peut alors croire comme le dit la charte3 que l’on a « associé la population à toutes les étapes de la réalisation d'un projet, de la conception à la mise en œuvre et à l'évaluation » ?


  • Une concertation publiquement inutile mais habilement utilisée :

si quantitativement « les 3 réunions de concertation et 2 balades urbaines » dont se targuent la Ville de Grenoble ont effectivement bien eu lieu et ont effectivement bien baladé les habitants qui y ont participé,
la démocratie annoncée a été qualitativement très faible : en fait « d'échange », il s’agissait tout a plus que de réunions d’informations, partielles car basées sur aucune maquette ni élément concret.

Qui peut alors croire comme le dit la charte4 que les « projets [sont] rendus lisibles et compréhensibles » ?

Et c’est même point pour point l’inverse surtout lorsque celles-ci sont ensuite utilisées comme « preuve » de concertation avec les habitants voire comme justification de certains aspects du projet : c’est ainsi que la présentation de la maquette était accompagnée du texte indiquant que l’idée d’une tour s’est imposée au fil des discussions », un comble lorsque l’on sait qu’aucune taille d’immeuble n’a été évoquée lors de ces discussions !

Qui peut alors croire comme le dit la charte4 à des « conditions de confiance réciproque, d'échange et de respect mutuel entre les habitants et la Municipalité » ?


  • Les réels apports des habitants ne sont pas écoutés :

Lors de l’enquête publique, plusieurs habitants avaient émis leurs réserves sur le tracé du tram E à l’extérieur du quartier5.
Ce point avait été remonté par la « Commission d’Enquête Publique » en tant que recommandation préalable à la « Déclaration d’Utilité Publique »6.
Cette recommandation avait par ailleurs été reprise par des autorités indépendantes7 ainsi que par les instances au cœur de la démocratie locale8.
Malgré tous ces éléments, M. le Maire répond que « Le tracé du tram E [est] un élément qui n’est plus négociable »9.

Quel intérêt de faire une Enquête Publique ? Et qui peut alors croire comme le dit la charte10 que « l'apport des habitants » est « valorisé » ?

 

Cette liste d’éléments ne se veut pas exhaustive mais seulement représentative des raisons pour lesquelles le Comité des Habitants de l’Esplanade et de la Route de Lyon ne croit plus à la démocratie locale de la Ville de Grenoble ni à sa charte.

 

Références :

  1. Disponible sur le site de la: http://www.grenoble.fr/400-les-articles-de-la-charte-de-la-democratie-locale.htm
  2. Dates extraites du «Cahier des Clauses Techniques Particulières » du « Projet de Renouvellement Urbain du Site de l’Esplanade»
  3. « La Ville de Grenoble s'engage à associer la population à toutes les étapes de la réalisation d'un projet, de la conception à la mise en œuvre et à l'évaluation, en assurant la continuité des démarches de concertation. Les moyens de la concertation sont proportionnés à l'importance du» (Article 8 de la charte de la démocratie locale)
  4. « La Ville de Grenoble s'engage à créer les conditions de confiance réciproque, d'échange et de respect mutuel entre les habitants et la Municipalité, en informant régulièrement les Grenoblois, en rendant lisibles et compréhensibles les projets et en motivant ses décisions. » (Article 1 de la charte de la démocratie locale)
  5. « Une position le long du boulevard de l’Esplanade aurait mieux assuré le lien avec les nouveaux logements à construire et serait apparue en position plus centrale pour la desserte des usagers. » (Phrase extraite du « Rapport de la Commission d’Enquête Publique préalable à la Déclaration d’Utilité» du « Projet de construction de la ligne E du tramway sur les communes de Grenoble, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Egrève et Fontanil-Cornillon »)
  6. « La Commission recommande une réflexion sur l’opportunité de préserver pour l’avenir, dans le projet de développement urbain de la ZAC de l’Esplanade, la possibilité de faire circuler le tramway au cœur de la nouvelle zone urbaine et d’en détourner la circulation motorisée et le passage des convois» (Phrase extraite des « Conclusions de la Commission d’Enquête Publique à la Déclaration d’Utilité Publique » du « Projet de construction de la ligne E du tramway sur les communes de Grenoble, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Egrève et Fontanil-Cornillon »)
  7. « Sur le tracé de la ligne E du tramway sur l’Esplanade, les conclusions de la commission d’enquête publique a indiqué « La commission recommande [...]passage des convois» Cette point n’est pas abordé dans le dossier » (Phrase extraite de l’« Avis de l’Autorité Environnementale » sur le « projet de ZAC Esplanade à Grenoble
  8. « Tracé du tram déjà choisi : la qualité du tracé a-t-elle remplacé la concertation ? » (Phrase extraite de la « présentation de l’Avis du CCS» (Conseil Consultatif de secteur 2) au « Projet de requalification urbaine de l’Esplanade » le 17 mai 2010)
  9. Phrase extraite du courrier de M. le Maire 19 septembre 2011 au CCS2
  10. (Article 11 de la charte de la démocratie locale) « La Ville de Grenoble et les Grenoblois désireux de participer s'engagent à respecter les règles de la concertation identifiées au préalable sur chaque projet. Suivant la nature du projet et le niveau d'implication des citoyens définis au préalable, la Ville de Grenoble s'engage à formaliser les règles de la concertation de manière précise et, chaque fois que cela est possible, à les énoncer dans une délibération. Elle s'engage aussi à valoriser autant que possible l'apport des habitants dans les projets soumis au débat. Ces règles de concertation préciseront notamment les éléments suivants :

    • l'objet de la concertation et les invariants du projet
    • le niveau et les modalités de débat
    • les outils de concertation adaptés pour toucher les Grenoblois concernés
    • les publics mobilisés
    • les modalités de rendu public du bilan de la démarche, comprenant l'apport concret des habitants dans le projet (explication des décisions, réponses aux Avis). »